Chargement d'Androland0%

IAAPA, le salon europĂ©en de l’industrie des loisirs et des parcs d’attractions

Publié le
Mis Ă  jour le
Lecture
4 min
Le salon europĂ©en des parcs se tient actuellement Ă  la Porte de Versailles, Ă  Paris. L’occasion de dĂ©couvrir les tendances et innovations qui pourraient façonner les parcs d’attractions de demain.

🎡 IAAPA : les professionnels des loisirs rĂ©unis Ă  Paris

NĂ©ons Ă©clatants, vaisseaux fantĂŽmes, jeux vidĂ©o et machinerie sur vĂ©rins : le hall 1 du parc des expositions de la Porte de Versailles a pris des airs de fĂȘte foraine Ă  l’occasion de l’IAAPA Expo Europe, le salon professionnel europĂ©en consacrĂ© Ă  l’industrie des loisirs et des parcs d’attractions.

Plus de 600 exposants venus du monde entier sont présents pour présenter leurs nouveautés et tenter de séduire les exploitants de parcs, salles de jeux et autres professionnels du secteur.

Cette participation record intervient alors que le marchĂ© mondial des attractions affiche une bonne dynamique. En 2017, le chiffre d’affaires mondial du secteur avait progressĂ© de 5 %, tandis que 171,5 millions de visiteurs avaient franchi les portes des parcs europĂ©ens.

Pour continuer Ă  attirer les visiteurs, les parcs doivent toutefois poursuivre leurs investissements.

« Désormais, on estime qu'un parc doit investir chaque année entre 10 et 20 % de son chiffre d'affaires s'il veut continuer à séduire et augmenter son nombre de visiteurs. C'est vrai pour les petits comme pour les gros »

explique Jacob Wahl, directeur allemand du salon

Mais quelles seront les grandes tendances des parcs d’attractions de demain ?

🚀 Toujours plus vite, toujours plus haut

Avec une vitesse maximale de 240 km/h, le Formula Rossa d’Abou Dhabi figure parmi les montagnes russes les plus rapides au monde. De son cĂŽtĂ©, le Kingda Ka, dans le New Jersey, impressionne avec sa hauteur de chute de 139 mĂštres.

Des performances qui pourraient pourtant bientĂŽt ĂȘtre dĂ©passĂ©es.

Un parc actuellement en construction en Arabie saoudite promet dĂ©jĂ  de battre le record de vitesse avec un futur grand huit capable d’atteindre 250 km/h.

En France, les performances restent plus modestes : aucune montagne russe ne dépasse alors les 100 km/h.

Pour autant, la recherche de sensations fortes reste une valeur sûre pour les parcs.

« On ne peut pas remplacer les sensations des montagnes russes »

rappelle Jacob Wahl

đŸ„œ Toujours plus d'immersion et de virtuel

Les attractions ne se limitent désormais plus à un simple parcours mécanique.

« Il ne s'agit plus aujourd'hui de proposer de simples manÚges. Il faut raconter une histoire complÚte, avec une musique, une mise en scÚne, des décors. Il faut faire appel à tous les sens »

explique le directeur du salon

L’immersion devient ainsi un Ă©lĂ©ment essentiel des nouvelles attractions. L’une des rĂ©fĂ©rences citĂ©es est Escape from Gringotts, l’attraction 4D consacrĂ©e Ă  Harry Potter dans les parcs Universal Studios en Floride.

La rĂ©alitĂ© virtuelle fait Ă©galement progressivement son apparition dans les parcs. Europa-Park l’a notamment expĂ©rimentĂ©e avec ValĂ©rian, tandis que d’autres exploitants s’intĂ©ressent Ă  cette technologie pour renouveler leurs attractions existantes.

En France, le Futuroscope prĂ©pare pour sa part une nouveautĂ© majeure : Objectif Mars, sa toute premiĂšre montagne russe, dont l’ouverture est alors prĂ©vue pour mars 2020.

đŸ“± Quand le visiteur devient acteur

Autre tendance observĂ©e sur le salon : permettre aux visiteurs de participer directement au fonctionnement de l’attraction.

Dans certains parcs, le public peut par exemple voter Ă  l’aide d’un dispositif pour dĂ©terminer si une attraction doit fonctionner en marche avant ou en marche arriĂšre.

Dans les parcs aquatiques, certains toboggans intĂšgrent Ă©galement des systĂšmes permettant aux visiteurs d’interagir pendant leur descente et de gagner des points. Une maniĂšre de transformer une attraction individuelle en vĂ©ritable expĂ©rience compĂ©titive entre amis.

Le smartphone devient lui aussi un outil de plus en plus présent dans les parcs.

Les applications permettent dĂ©jĂ  de consulter les horaires, de s’orienter ou de connaĂźtre les temps d’attente. Mais certains exploitants vont plus loin en permettant d’interagir directement avec l’environnement.

Au Danemark, des expĂ©riences permettent par exemple de dĂ©clencher des jets d’eau ou encore de nourrir des animaux grĂące Ă  son tĂ©lĂ©phone.

Disneyland Paris dĂ©veloppe Ă©galement des jeux associĂ©s Ă  certaines attractions afin d’occuper les visiteurs pendant leur attente, notamment autour du Crush’s Coaster.

đŸ›ïž Des attractions pour faire marcher le commerce

Autre tendance importante Ă©voquĂ©e Ă  l’IAAPA : le retailtainment, contraction de « retail » et « entertainment ».

Le principe consiste Ă  rapprocher les commerces et les loisirs afin de proposer aux visiteurs une expĂ©rience dĂ©passant le simple acte d’achat.

« C'est une façon pour les commerces de lutter contre la désaffection liée au développement du commerce numérique »

analyse Jacob Wahl

Le concept est déjà particuliÚrement développé dans certains pays. Au Japon, le Tokyo Dome en constitue un exemple, tandis que Global Village, à Dubaï, associe également commerces, restauration et divertissements.

En France, certains grands projets misent Ă©galement sur cette association entre loisirs et commerce. C’était notamment le cas du controversĂ© projet EuropaCity, alors envisagĂ© Ă  Gonesse, qui devait notamment intĂ©grer un vaste parc aquatique.

📾 Photos de notre visite sur le salon

Partager
Stéphane
Stéphane

PassionnĂ© par les parcs d’attractions depuis l’enfance, j’ai fondĂ© Androland en janvier 2003 pour partager cette passion et crĂ©er une ressource française indĂ©pendante dĂ©diĂ©e Ă  l’actualitĂ© des parcs, des attractions, des loisirs et du divertissement.

Articles similaires

À lire aussi sur Iaapa

Toutes les news du parc →